Grammaire de l’infini

La grammaire de l’infini où le sable roule sous nos doigts

Coule des flots longs et laiteux

Debussy sur les murs ont des oreilles

Qui ne renâcle plus devant rien et certainement pas sur

Le choix d’un ordre nouveau tous les mois

Nous garderons des années encore des vieux de la veille

Dans des boîtes en carton sur des papiers noir et blanc

 

La grammaire de l’infini c’est

L’histoire d’un chat sur le toit du monde (ou rien)

Qui nous écoute, oreilles dressées

Parler de la nuit interminable

Sous des ponts d’autoroute nourris de clochards décomposés

 

La grammaire de l’infini dans nos coeurs

Court dans les rues et sur les murs

Des hiéroglyphes sublimes et violents

Des couleurs qui bavent sur les crépis défraîchis

 

 

La grammaire de l’infini fissure les lignes de fuite

La grammaire de l’infini en tête du cortège

La grammaire de l’infini jette les bases et les amarres

La grammaire de l’infini figure de proue, figurez-vous

La grammaire de l’infini s’entête

La grammaire de l’infini s’enferre et ne s’en fait pas

La grammaire de l’infini pour ceux qui restent

 

A l’infini

 

1ère version complète du recueil (PDF) Grammaire de l’infini (2017)

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